Je réfléchis et je me rend compte que tu n'as rien vu de nos vies, tu n'as vu les 18 ans d'aucun de nous, tu ne seras pas là à nos mariages, tu ne verras pas nos enfants... Tellement de choses que j'aurais aimé que tu vois, que tu vives avec nous. J'aimerais tellement pouvoir te revoir pour te dire à quel point tu me manques, à quel point tu m'as apporté dans ma vie. Tu étais une personne tellement gentille, tu aimais les gens, tu aimais les enfants et ils te le rendaient, ta maladie t'as détruit mentalement, beaucoup de gens qui ne voient que la surface t'ont fuis car ta maladie t'as défiguré, mais pas cette enfant, ni ta famille, nous on voyait qui tu étais vraiment, on ne te comprenais pas toujours avec les mots mais tes actions exprimaient tellement. Des petits gestes simples qui nous montraient que tu nous aimais. Tu sais j'ai encore beaucoup de mal à manger des poires, parce que c'était toujours toi qui me les épluchais, j'en mangeais quasiment que chez toi. Je me souviens de mon porte-manteau éléphant que tu m'avais accroché dans ma chambre, j'étais tellement heureuse. Et ce tableau que tu m'as fait, je n'avais que deux ans, il a beau être rose je ne peux m'en séparer, il a trop d'importance pour moi... Je suis matérialiste et je m'accroche à tous ce qu'il me reste de toi, j'ai toujours une photo de toi sur moi, dans mon porte-feuille parce que je n'ai jamais su te le dire mais...je t'aimais et je t'aime encore... papy...